L’abus de ghetto est dangereux pour la santé. Omniprésent dans les quartiers les plus difficiles de France, le rap français rend souvent hommage à son ghetto. Mais à force de ne parler que de "tess" (cité), de flingues et de deal, il lasse le grand public. Débat sur la ghettoïsation du rap à travers un diaporama interactif associant images et interviews vidéo.
Sorti des entrailles du bitume new-yorkais, le rap a puisé une partie de son énergie dans les rues malfamées. Toute une mythologie s’est construite autour de la notion de ghetto. Plus qu’une simple zone géographique, le ghetto renvoie à des codes, à une certaine école de la vie. Cet univers a forgé le caractère de bon nombre de rappeurs, leur permettant de réussir par la musique. Mais le ghetto est aussi une forme d’enfermement mental, et le rap n’y a pas échappé, "se vautrant dans ses propres excès", comme le regrette Olivier Cachin. Lire la suite
Figure atypique du rap français, Alpha 5.20 est un self made man, une des icônes du rap de rue indépendant. Originaire de la banlieue de Dakar, ce rappeur du 93 vend ses albums, ses DVD et sa ligne de vêtement au marché aux puces de Clignancourt. Et tout est fait maison, comme tient à la préciser cet acteur de la scène rap indé, aux antipodes de monde feutré des maisons de disques.